La chambre des morts, Franck Thilliez
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Pendant
les vacances, je vis dans la crainte de ne pas avoir assez de livres à lire. J’ai moins l’occasion de fréquenter la bibliothèque où je m’approvisionne, puisqu’il me serait trop pénible d’y emmener les enfants. Je passe environ 30 mn, parfois plus, à choisir soigneusement mes livres, et mes enfants troubleraient la concentration nécessaire à cet exercice. Si, par précipitation ou crainte de débordements, je faisais le mauvais choix, (mauvais choix que je fais souvent, soit dit en passant, sans avoir besoin d’enfants pour cela), c’est ensuite une semaine gâchée. Donc, je m’assure d’avoir de quoi tenir pendant les vacances, et au besoin, si je me trouve à court, j’achète des livres sur Amazon. Ce fut le cas de la chambre des morts, que j’ai acheté au cas où. Habituée à manipuler des ouvrages écornés, sales, tachés, il m’est souvent difficile de résister aux livres que je reçois neufs, lisses, vierges de tout regard. Mais même si j’étais très riche, je n’en achèterai que très peu, en raison du problème de la place que tous ces livres finissent par occuper. Evidemment, si j’étais très riche, j’aurais aussi une bibliothèque immense. A vrai dire, c’est un problème sur lequel il faut que je réfléchisse davantage.
Rancune
Pendant les vacances, j’avais lu Le syndrôme E de Thilliez, que j’avais beaucoup aimé malgré sa fin qui ne m’a pas donné le soulagement paisible que j’aime ressentir à la fin d’un thriller. J’en ai voulu à Thilliez de ce sadisme, et je continue à lui en vouloir : une telle fin impose la présence instantanée de sa suite, et le lecteur qui part à mille lieues de toute librairie française mérite d’être prévenu qu’il perdra le repos en raison de cet inconvénient.
Où l'on s'aperçoit que la fin d'un livre est parfois cruciale
J’ai donc en toute confiance acheté La chambre des morts, et, bien que mon stock de livres n’ait pas été épuisé au moment où j’ai reçu mon colis, je l’ai lu, attiré par sa fraîcheur et sa couverture non plastifiée, sans étiquette. C’est un livre que j’ai lu il y a environ une semaine, et je l’ai pratiquement déjà totalement oublié. Je sais en outre que je le relirai jamais, ce qui est le cas pour tous les livres de ce genre, ce qui ne m’empêche pas de les acheter, de façon tout à fait déraisonnable. Malgré cela, je sais que j’ai passé quelques bons moments à lire ce livre, qui est assez efficace, et souvent captivant. Des enfants handicapés ou malades sont tués, d’un autre côté, des amis mettent la main sur un sac de sport contenant autant d’argent qu’ils en ont besoin pour sortir de la misère à laquelle un licenciement économique les a conduits, et ces deux histoires sont évidemment liées. Les flics sont attachants et mystérieux, et le style est tout à fait supportable. Il reste de nombreuses zones d’ombre, et beaucoup de questions sans réponse dont je ne m’explique pas l’absence, ce qui tend à me faire penser que Thilliez ne sait pas finir ses livres. C’est une thèse à vérifier, j’ai donc déjà emprunté La Mémoire Fantôme, ouvrage grâce auquel je compte vérifier prochainement ma théorie.
