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Hannibal Lecter – Les origines du mal, Thomas Harris

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De quoi parle Hannibal Lecter ?

Vous pouvez trembler, vous qui allez enfin savoir pourquoi Hannibal Lecter, le plus célèbre des serial-killer, est devenu celui qu’il est. Vous pouvez trembler, car vous allez découvrir quel est le mal qui a transformé ce petit garçon lituanien, héritier d’une riche famille, en monstre sanguinaire. Vous pouvez trembler enfin, car vous allez pénétrer dans les recoins les plus obscurs de sa mémoire, où sont enfouis les souvenirs les plus atroces qu’il soit possible d’imaginer, souvenirs que Lecter a dû déterrer pour comprendre la souffrance qui le ronge…

Le dernier roman consacré à Hannibal

Les origines du mal est une préquelle, dans la mesure où il raconte des événements antérieurs à la série. Cette préquelle fut adaptée au cinéma avec Gaspar Ulliel dans le rôle d’Hannibal. Après avoir présenté son héros à la manière d’un monstre inaccessible dans Dragon Rouge, puis nous avoir progressivement permis de faire plus ample connaissance avec lui dans le Silence des agneaux et Hannibal, Thomas Harris finit donc en beauté, en nous guidant dans l’esprit de Lecter, lui qui aime tant pénétrer l’esprit de ses proies. C’est à notre tour de visiter le sien, et cette visite est très différente du style habituel de Thomas Harris. L’écriture est lyrique et presque poétique par moment, et l’atmosphère est également particulière. Harris nous conduit d’abord en Lituanie en pleine seconde guerre mondiale, avant de nous installer à Paris, où Dame Murasaki s’épanouit dans un climat très japonais. Traversant ces différentes ambiances, Lecter devient progressivement Hannibal le cannibale.

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Pensées secrètes, David Lodge

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De quoi parle Pensées secrètes ?

Helen, écrivain, est invitée à assurer les cours de littérature du second semestre, dans une petite université anglaise. Elle y fait la connaissance de Ralph Messenger, directeur du département des sciences cognitives. Rapidement, leurs opinions radicalement opposées sur la conscience comme objet de science vont les conduire à des conversations passionnantes. Mais, Helen venant de perdre son mari, et Ralph étant un époux volage, vont-ils tomber dans les bras l’un de l’autre ?

Un petit bijou littéraire

Il y a plusieurs façons d’aborder Pensées secrètes, et c’est en tant qu’objet littéraire qu’il faut d’abord considérer ses atouts. David Lodge, en effet, y utilise divers procédés, qu’il met au service des propos tenus par ses personnages. Il y a le point de vue de Messenger, qui dicte ses pensées à un magnétophone, technique qui doit lui permettre de saisir sur le fait le flux spontané de la conscience. Il se rend bien vite compte, cependant, de l’impossibilité d’y parvenir tout à fait, ce qui est vocalisé étant lui-même le résultat d’un processus cognitif de décision, qu’il ne peut enregistrer évidemment. Mais il est pris au jeu de l’exercice, et nous accédons par ce biais aux « pensées secrètes » de ce grand séducteur. Quant aux pensées d’Helen, littéraire, elles nous sont livrées par le moyen de son journal intime, ce qui correspond là encore parfaitement au personnage. Enfin, certains chapitres sont également écrits d’un point de vue absolument extérieur à l’intimité de ces pensées, s’attachant uniquement à saisir les faits et les comportements où aboutissent de telles pensées secrètes. Le tout est jubilatoire, David Lodge prenant un plaisir visible à varier les effets, à passer d’un style à l’autre, plaisir qui atteint son apogée lorsqu’il pastiche les grands auteurs en rendant les dissertations des élèves d’Helen, sur des thèmes tels que la Chauve-souris de Nagel, ou la Mary de Jackson.

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Zulu, Caryl Férey

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De quoi parle Zulu ?

Après avoir, enfant, assisté au lynchage et au meurtre barbare de son père et de son frère aîné par les milices de l’apartheid, Ali sait tout de la violence humaine. Il est devenu chef de la brigade criminelle de Cape Town où un meurtre vient d’être commis : une jeune fille de bonne famille s’est faite assassinée au jardin botanique. Rapidement cependant on découvre des traces de drogue dans son sang, et des jouets sexuels dans sa chambre. Aurait-elle fréquenté les mauvaises personnes ?

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Orgueil et préjugés, Jane Austen (traduit par Valentine Leconte)

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De quoi parle Orgueil et préjugés ?

Le roman commence alors que la famille Bennett, composée de cinq jeunes filles et de leurs parents, font la connaissance de leur nouveau voisin, Mr. Bingley, et de son ami, Mr Darcy. Immédiatement, Mrs Bennett va former des projets de mariage pour ses filles, d’autant plus que son aînée, Jane, semble plaire à Mr. Bingley. Quant à Mr. Darcy, son arrogance et son air hautain ne déclenche pas les passions, pas immédiatement en tout cas…

Les préjugés... sur Austen

Orgueil et Préjugés est donc le premier roman de Jane Austen que je me suis résolue à lire. Je possède pourtant ses plus grands livres, mais le pas fut difficile à franchir, tant j’ai, moi-même des préjugés sur certains auteurs. De Jane Austen, je redoutais la mièvrerie, l’ignorance en matière de passion, et surtout, les séances de thé, qui en général me font frémir. Il faut avouer, pour ma défense, que l’image véhiculée par cette œuvre a de quoi faire reculer la lectrice que je suis : romance, beaux sentiments, problèmes de mariage et de trousseau, vertu, tout ceci dans une ambiance très british, il n’y a guère de quoi attirer le lecteur plus attiré par la noirceur et l’ambiguïté. J’étais donc résolument convaincue d’être, de l’autre côté de la Manche, davantage Brontë qu’Austen, plus à l'aise dans la lande brumeuse que dans le joli parc de Pemberley. Voilà pour les préjugés.

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Sylvia, Howard Fast ( traduit par Lucile du Veyrier)

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De quoi parle Sylvia ?

Le détective privé Alan Macklin, ancien professeur d’histoire, est chargé  par un millionnaire californien d’enquêter sur le passé trouble de Sylvia West. En effet son client souhaite l’épouser, mais il devine de nombreuses zones d’ombre dans l’existence de la jeune femme, et il a besoin, en toute discrétion, d’en savoir plus.  Mais Macklin ne dispose que de peu d’éléments : une photo, et un recueil de poèmes que Sylvia a écrit. Il n’a pas le droit de l’interroger ni de l’approcher. Comment, dans de telles conditions, faire avancer l’enquête, d’autant plus qu’il va rapidement découvrir que West n’est pas son vrai nom ?

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Park Avenue, Cristina Alger (traduit par Nathalie Cunnington)

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De quoi parle Park Avenue ?

La famille Darling est une des familles les plus riches de Manhattan. Carter Darling, un self-made man, est parvenu à créer un véritable empire de la finance grâce à son entreprise Delphic. Son gendre, Paul Ross, en est depuis deux mois l’avocat général. Mais le suicide d’un des associés de Delphic risque de provoquer la faillite de l’entreprise et des Darling au grand complet. Paul a peut-être les moyens de tirer son épingle du jeu, mais il devra choisir entre sa réussite personnelle ou celle du clan soudé auquel il appartient.

Un roman époustouflant

Park Avenue est un roman qui dépasse toutes les attentes. Son sujet n’est peut-être pas en lui-même très raccoleur. Traitant de la crise financière que subit New York en 2008, il explore un domaine qui n’a pas encore été vraiment traité en littérature. Quant aux rares films qui s’y sont risqués, comme la suite de Wall Street ou Margin Call sur les Lehman Brothers, ils traitent leur sujet de façon trop technique pour pouvoir être réellement captivants. On se dit donc que l’on sera vite perdu dans ce monde des finances et son jargon si particulier. C’est la première surprise de Park Avenue, qui justement ne fait pas appel à de vastes connaissances dans le domaine de la finance, le talent de Cristina Alger consistant à nous faire pénétrer les arcanes de ce monde obscur sans pour autant nous abreuver de termes abscons relatifs à des opérations financières incompréhensibles. La deuxième surprise est la façon dont le roman s’envole. En effet, les vingt premières pages peuvent être de mauvais augure, nous décrivant un gala de charité rassemblant le tout Manhattan, et faisant intervenir une ribambelle de personnages dont on se dit qu’il sera impossible d’en retenir quoi que ce soit. Là encore, Cristina Alger surprend, la succession des chapitres portant sur divers personnages que l’on a tous vus rassemblés dans cette scène inaugurale devenant rapidement captivante.

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Tolkien, Lettres du Père Noël
jeudi 26 décembre 2013

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